jeudi 28 mai 2020

lundi 13 janvier 2020

les étrennes du gouvernement aux présidents de CCI


Les présidents de CCI peuvent se frotter les mains.

Un nouveau décret, publié le 31 décembre 2019, permet aux CCI employeurs de rentrer au régime chômage de pôle emploi, moyennant une surcotisation de seulement 0,2% !

A tant licencier depuis plusieurs années, les CCI avaient mis notre caisse d’assurance chômage, la CMAC, en faillite en 2018.
 
En 2019, les CCI sont devenues leur propre assureur-chômage : 1/ elles ne paient pas la cotisation patronale, 4,05% du brut (regardez vos bulletins de paie) d’où des économies de charges considérables. 2/ Les allocations chômage des salariés qu’elles licencient sont à leur propre charge.

Le décret laisse le choix aux CCI entre continuer en 2020 comme en 2019, ou s’affilier à pôle emploi moyennant une cotisation de 4,25% au lieu de 4,05%.

Sachant que les CCI vont licencier à la pelle, les pouvoirs publics ne voulaient pas qu’elles rentrent à Pôle emploi pour se débarrasser de leurs salariés aux frais de la collectivité. Il était donc question de demander une surcotisation pour compenser le surcoût des licenciements massifs annoncés.

Une surcotisation de 0,2% est ridicule, totalement disproportionnée avec les licenciements annoncés.

Après l’inimaginable décret d’août sur les transferts de personnel, voici un cadeau supplémentaire fait par le gouvernement aux présidents de CCI pour qu’ils nous virent à très bon compte.
Désormais sans avoir à assumer le coût du chômage qu’elles provoquent, les CCI n’ont plus guère de retenue pour licencier en masse.

mercredi 11 décembre 2019

La bienveillance de la direction de la CCI Grenoble se surpasse encore

Mardi matin étaient convoqués les derniers salariés du siège de la CCI Grenoble devenu un désert.

La direction leur a expliqué que dans l'évolution du réseau des CCI et des restrictions budgétaires, la CCI Grenoble allait continuer ses "transformations"...

43 postes sont supprimés:
33 salariés risquent un licenciement sec ou équivalent à une mise d'office à la retraite avant 65 ans.

Quant à la méthode...

Les salariés concernés l'apprendront par les lettres recommandées postées la veille.
 
Vive le Management Bienveillant

vendredi 6 décembre 2019

Convention collective des CCI : la CFDT se retire de l’intersyndicale et se rallie aux présidents qui ne veulent pas de convention collective pour les filiales !


Alors que le périmètre bloque les négociations depuis 3 mois, car le collège employeur ne veut pas de cette convention collective pour les entités contrôlées par les CCI,
Mardi 3 décembre, sans avertir ses petits camarades de l’intersyndicale, la CFDT a annoncé de manière unilatérale qu’elle « avait réfléchi »…

Ce qui, traduit du CFDT en français, signifie qu'ils ont retourné leur veste.
Et elle a proposé dans la foulée que les CCI régionales décident elles-mêmes si elles appliquent la convention collective aux entités contrôlées par les CCI.

En clair, la CFDT, à sa bonne habitude, a obéi à l’employeur, car une telle proposition n’est qu’un habillage du périmètre étriqué voulu par l’employeur.

Une quinzaine de CCI régionales seraient alors libres de couvrir ou non les filiales contrôlées. Or, ce sont les directions et non les salariés qui prendront la décision, et on sait ce qui en adviendra.

En réalité, ce sont rarement les CCI régionales, mais les CCI Territoriales qui externalisent et filialisent les activités. Les personnels CCIR mis à disposition des CCIT, seront soit virés, soit transférés au privé dans la filiale de la CCIT.

A sa propre initiative ou de connivence avec les présidents, proposer que les CCIR décident elles-mêmes de leur périmètre, revient donc à laisser libres tous les présidents des 126 CCI d’appliquer ou non cette convention à leurs entités contrôlées.

Cette proposition CFDT est en réalité calée sur la volonté patronale. 

L’intersyndicale CFE-CGC, CGT, UNSA, majoritaire, demeure bien entendu.

Les propositions remises dans les domaines de la RSE (Responsabilité Sociale..) sont bien concrètes, et seulement les nôtres.

Soyez assurés que nous défendrons les intérêts des salariés, et que nous signerons une convention collective seulement si elle couvre presque tout le monde au privé, et si elle est réellement attractive.