jeudi 3 juin 2010

Positions de la CFE CGC sur la réprésentativité

· Sur les élections en Commissions Paritaires Locales :

A notre grand étonnement, l’ACFCI a demandé le 31 Mai 2010 lors d'une réunion organisée par hervé Novelli que des élections en commissions paritaires locales soient organisées à la rentrée de Septembre 2010 pour mesurer la représentativité des syndicats.
Ce revirement nous étonne après la décision de la Commission paritaire nationale de décembre 2009 de proroger les mandats des élus des Commissions Paritaires Locales, commissions qui seront bientôt régionales.

La CFE CGC RC souhaite que le paysage social soit le fidèle miroir de la nouvelle organisation en Commissions Paritaires Régionales et Nationale et ne voit pas l’utilité de ces élections en CP Locales bien éloignée du principe de la réforme du réseau.

Des élections si rapides en septembre 2010 ne feraient que contribuer à maintenir un ancien système dont la réforme est justement entreprise : la CFE CGC RC voit dans cette volonté de l’ACFCI de maintenir l’ancien système une manifestation de résistance au changement.

· Sur le traitement équitable des syndicats dans le réseau des CCI

Des élections en Commission Paritaires Locales ne se justifient pas en raison de la régionalisation.



La CFE CGC RC demande :
· que la loi sur la représentativité d’août 2008 soit appliquée dans le réseau des CCI,

· que le financement des syndicats soit prévu dans les mêmes conditions pour chacun notamment en termes de moyens mis à disposition, heures de délégation et dispenses de charge, permanents…

· que les anciennes pratiques de financement par l’ACFCI des deux seuls syndicats "choisis" par l'ACFCI sans mesure de leur représentativité sur la base d’une loi de 1952 soient « Modernisées » et équitables,

· que l’utilisation des outils usuels de communication numériques soit officiellement autorisée dans les CCI pour permettre aux représentants du personnel et organisations syndicales d’assurer leur mission dans une période où le partage et la confiance mutuelle est nécessaire pour réussir la réforme,

· que la mesure de la représentativité se fasse à l’issue d’élections régionales dans des conditions de campagne électorale équitable en moyens et en ressources.

Enfin, la CFE CGC RC demande prise en compte de son statut de syndicat catégoriel et de sa capacité à présenter des candidats pour les cadres, techniciens et agents de maîtrise en cas d’élections à plusieurs collèges.

· Sur les salariés mis à disposition (aéroports …) ou détachés (enseignement),
· Sur les personnels qui pourront être recrutés par les CCI territoriales
· Sur les personnels en CDI, CDD vacataires non électeurs et le respect de leurs droits
Avant la mesure de la représentativité, la CFE CGC RC demande que le cas des salariés agents publics des CCI qui ont été mis à disposition ou détachés dans des structures de droit privé soit clarifié en termes d’électorat et d’éligibilité.
La CFE CGC RC demande également que soient clarifiées les conditions d’embauche et de
représentation des personnels qui pourront être recrutés par les CCI Territoriales.

· Sur les délégués syndicaux dans les CCI territoriales

la CFE CG RC demande le maintien du même nombre de délégués syndicaux dans les CCI territoriales par organisations syndicales et le maintien du nombre d’heures de délégation.

· Sur les représentants du personnel dans les CCIR

L’entité juridique porteuse de la gestion du personnel est la CCIR. C’est à ce niveau que l’ensemble des règlements devront être négociés (règlement intérieur, classification, ARTT, …) et appliqués dans l’ensemble des CCIT rattachées qu’elles aient ou non le statut de personnalité morale. Ce point est important puisqu’il garantira des règles précises de gestion de personnel dans le cas d’une mobilité interne à la CCIR. Ces négociations ne seront possibles qu’avec des représentants élus au niveau de la CCIR qui auront une durée de mandat identique à celle des élus du collège patronal.
Les conséquences géographiques de la régionalisation font que les déplacements seront plus
nombreux et longs. Nous demandons que des règles de défraiement par la CCIR soient précisées et que les heures de délégation tiennent compte de ce nouvel état de fait.
Des moyens de communication devront être également mis à disposition des représentants du
personnel et ceux ci devront notamment pouvoir utiliser les outils numériques mis à disposition dans leur CCIT d’appartenance.

· Sur la période « avant régionalisation » et «avant transfert » des personnel sur les CCIR
La période de construction et d’harmonisation de fonctionnement dans les différentes régions va
mobiliser les partenaires sociaux pour harmoniser les pratiques.
La CFE CGC RC demande à participer aux réunions, au plan régional et national, initiées par l’ACFCI dans une volonté constructive.

Nous confirmons notre proposition que cette période de fonctionnement transitoire relève du décret d’application de la future loi, cette dernière devant présenter le mode de gestion du personnel après le transfert du personnel dans les CCIR.

· Sur les élections en commission paritaires régionales et nationales
Les commissions paritaires régionales et la future commission paritaire nationale seront la véritable architecture sur laquelle s’appuiera la nouvelle donne d’un réseau réformé que nous souhaitons tous en progrès et plus efficace.

C’est par une contribution de tous les syndicats avec l’ACFCI sous la houlette du Ministère de Tutelle dans une vision partagée que cette réforme aboutira dans les meilleures conditions.

mardi 4 mai 2010

adoption cet après midi par l’Assemblée Nationale du projet de loi relatif aux réseaux consulaires

Herve NOVELLI, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme, des Services et de la consommation se félicite de l’adoption cet après midi par l’Assemblée Nationale du projet de loi relatif aux réseaux consulaires, au commerce, à l’artisanat et aux services, qui contient notamment la réforme des Chambres de commerce et d’Industrie (CCI) et des Chambres des métiers et de l’Artisanat (CMA).


Le texte a été adopté par 269 voix contre 199

samedi 1 mai 2010

Hervé Novelli sur le personnel des CCIT

Hervé Novelli En séance du 27 avril à l'assemblée nationale

"Certains se sont interrogés sur la situation des personnels des chambres de commerce ou des chambres de métiers : je suis en mesure de les rassurer.

En ce qui concerne les chambres de métiers, le statut des personnels a été adapté à la nouvelle architecture du réseau, après concertation avec les organisations syndicales. Il a été publié au Journal officiel du 6 janvier 2009. Il se traduira par une progression de la masse salariale de 4,5 %. Par ailleurs, je vous précise que, dans le cadre du contrat d’objectifs et de moyens qu’elle négociera avec l’État, après le vote de cette loi, l’Assemblée permanente des chambres de métiers n’a prévu aucun plan de licenciement dans le document qui a été communiqué récemment.

En ce qui concerne les chambres de commerce et d’industrie, l’article 18 du projet de loi prévoit, je vous le rappelle, que les personnels, après consultation de la commission paritaire régionale, seront transférés juridiquement à la chambre régionale de commerce et d’industrie puis immédiatement remis à disposition de la chambre de commerce et d’industrie territoriale d’origine. En clair, si le personnel ne souhaite pas bénéficier d’une mobilité, l’agent conservera ses fonctions au sein de sa chambre de commerce et d’industrie d’origine. Vous pouvez donc constater que nous avons bien pris en compte les préoccupations concernant les personnels."


Mail de JF BERNARDIN à ses Présidents de CCI le 29 avril 2010

Mail de JF BERNARDIN à ses Présidents de CCI le 29 avril 2010


De la part de BERNARDIN Jean-François
Envoyé : jeudi 29 avril 2010 12:38
À :
Cc :
Objet : Réforme des CCI - Vote de l'Assemblée Nationale
Importance : Haute

A l'attention de Mesdames et Messieurs les Présidents de C(R)CI

Madame la Présidente,
Monsieur le Président,

L’examen à l’Assemblée nationale en première lecture du projet de loi portant réforme des réseaux
consulaires s’est terminé ce matin, en validant l’architecture générale du projet de réforme et ses
objectifs.

Au vu des débats et des amendements votés ou non par les députés, et sous réserve d’une analyse
ultérieure plus approfondie, les éléments essentiels du texte adopté à ce stade sont les suivants.

Le financement du réseau sera assuré pour les trois années à venir conformément au dispositif
présenté par la rapporteure Mme Catherine Vautrin et par le député Charles de Courson, le
Gouvernement ayant choisi de retirer avant la séance l’amendement de durcissement des conditions de
financement dont nous nous étions émus auprès de lui.

Le système électoral envisagé a été validé, avec la suppression des suppléants pour les élus
territoriaux, ce qui aurait complexifié le système ; la rapporteure a par ailleurs retiré son
amendement sur la parité, le Gouvernement s’étant engagé à introduire cette disposition dans les
textes réglementaires.

S’agissant des missions des CCIT, elles pourront continuer à recruter du personnel de droit public
pour leurs missions opérationnelles, mais par délégation des CCIR.

Enfin, le dispositif prévu pour l’Ile-de-France a été validé dans ses grandes lignes, le
Gouvernement et la rapporteure ayant néanmoins souhaité que le dialogue avec les CCI de l’Essonne et
de la Seine-et-Marne se poursuive d’ici le vote final.

La rapporteure, avec le soutien du Président de la commission des affaires économiques, a maintenu
notre qualificatif d’établissement public administratif, malgré l’opposition du Gouvernement et du
rapporteur pour avis Charles de Courson. Vous ayant déjà alerté sur les graves inconvénients de
cette qualification, nous reprendrons nos démarches au Sénat sur ce point essentiel afin de trouver
une solution d’équilibre que j’ai déjà évoquée, entre temps, avec Catherine Vautrin.

Les députés ont également adopté l’amendement qui supprimait le plafond de 35 % des sièges pour une
CCIT dans une région comportant plus de 4 chambres.

Enfin, l’amendement qui prévoyait une limite d’âge à 70 ans pour l’élection du président de la CCIT
a été durci par le Gouvernement, la rapporteure et les députés, en la faisant porter à 65 ans, ce
qui, entre autres, nous rapproche malheureusement encore un peu plus de l’établissement public
administratif ordinaire.


S’agissant du calendrier à venir, nous vous informons que le vote solennel en 1ère lecture de
l’Assemblée nationale aura lieu le mardi 4 mai dans la soirée.

La prochaine étape est donc le passage du texte en 1ere lecture au Sénat qui devrait avoir lieu les
9 et 10 juin, et éventuellement le 11 juin si besoin. Cet ordre du jour est le résultat de
l’arbitrage gouvernemental rendu hier concernant le calendrier parlementaire. Il est bien sûr
susceptible d'évoluer, mais en tout état de cause le ministre a confirmé lors du débat que nos
élections se tiendraient bien avant la fin de l‘année, sur le nouveau système électoral.

Restant à votre disposition,
Bien cordialement


Jean-François BERNARDIN
Président

Quand François FILLON écrit à Jean François BERNARDIN

C'est pour lui confirmer que le calendrier sera respecté et les élections auront lieu avant la fin 2010

Quand François Fillon écrit à jean François Bernardin